Question A : Quelle Europe souhaitons-nous pour les générations futures ?

 

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Pour répondre à cette question,il est souhaitable avant tout d’effectuer un « état des lieux » : où en est l’Europe ?

Assurément, le désir le plus important des pères fondateurs de la future Europe était le souhait de vivre en paix. Ceci est devenu une réalité.

C’est d’autant plus méritant que des 6 états à l’origine, nous sommes 28 pays à être montés dans le bateau Europe.

Sur un plan économique et financier , l’Europe fait des envieux :

1re entité économique au monde, l’Europe est un continent prospère avec 23 % du PIB mondial pour seulement 7 % de la population de notre planète.L’Euro est la 2ème monnaie d’échange et de réserve. Les Banques Centrales européennes possèdent 38 % des réserves d’or…

Cependant ,cette vision économique et financière cache une tout autre réalité, celle-ci est sociale.

Car, il ne faut pas se le cacher, il n’existe pas de politique sociale spécifique à l’UE.

Ce domaine, qui concerne l’emploi,la lutte contre le chômage, les conditions de travail, l’égalité homme femme, la protection sociale, relève avant tout de la compétence des états. il apparaît clairement que les politiques d’harmonisation sont d’inspirations libérales. Les politiques sociales et la réduction des inégalités ne sont pas des priorités. La recherche du libre-échange et de la régulation macroéconomique prime sur le reste.

Nous soulevons ici quelques « zones d’ombres » qu’il nous apparaît nécessaire de résoudre, si nous désirons que le parcours de L’Europe vers son futur soit le plus positif possible pour les générations avenir.

Un problème récurant concernant l’EU : il s’agit de son déficit d’image vis a vis des citoyens européens. Des prises de décisions trop éloignées, avec leurs applications souvent peu compréhensibles, et demande un décryptage peu aisé pour le commun des mortels.

Il est fortement souhaitable que l’UE se dote de moyens médiatiques efficaces.Informer, diffuser,expliquer, est indispensable. Pourquoi pas une chaîne de télé Européen sur le modèle d’Arte. Il est enfin grand temps que L’EU se dote véritablement d’une représentativité par le biais d’un véritable Président. L’Europe reste floue pour beaucoup, car il est impossible de mettre un visage ou des visages qui représenteraient pour tous l’Union européenne.

Actuellement ce n’est pas moins de 4 Présidents qui peuvent peu ou prou revendiquer cette charge. C’est tout simplement ubuesque !
Autre situation qui surprend et choque. C’est le manque indéniable de pouvoir des élus au sein de l’Europe. Ceci est manifestement un déficit de démocratie.

En effet ,dans ce qui constitue le triangle institutionnel, les rôles de chaque instance demeurent paradoxaux. L’institution qui décide, le Conseil, sont formés de gouvernements nationaux qui ne rendent pas de compte sur leurs décisions européennes. Celle qui à l’initiative et qui exécute : la Commission, n’est pas élue, mais nommée. Enfin celui qui est élu démocratiquement, le parlement, a moins de pouvoirs que les deux autres !

Il est évident que cela doit changer, l’Europe se doit d’être aux mains d’élus et du Conseil.La commission ne doit avoir qu’un rôle de proposition et d’enregistrement
L’Union européenne et les USA ont entamé des négociations en vue de concluire un accord commercial bilatéral appelé TTIP, TAFTA voire PTCI . Cet accord s’il se réalise sera le plus important jamais conclu. Il représentera la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges commerciaux de par le monde.

Il ne sera pas sans de graves conséquences. Puisqu’il aura des effets aussi sur les réglementations non tarifaires. Entre autres, il permettra à des arbitres délibérant indépendamment des juridictions nationales de condamner des États à la demande de Multinationales. L’objectif caché, étendre le champ possible des investissements et « sécuriser » la liberté et les bénéfices des investisseurs. Or ce projet se prépare en toute opacité, même les députés européens ont bien du mal à suivre la progression de ce gros dossier et à intervenir dans le débat, un comble !
Toujours dans l’opacité que nous pouvons reprocher à l’UE : la puissance quasi occulte des lobbys, rien qu’à Bruxelles, il est reconnu que 15 000 personnes travaillent dans les 3000 groupes d’intérêts.

il est nécessaire de renforcer la législation l’est concernant, rendre leur démarche transparente et surtout d’être parfaitement informé des Sociétés ou associations voir ONG qui la compose.

Autre point sensible , la fiscalité  des entreprises et l’imposition des citoyens restent le « pré carré » de chaque nation. C’est la règle du chacun pour soit qui domine. Comment accepter ce fait pour une Europe durable ? Pour couronner le tout, l’UE tolère à ses portes une densité considérable de paradis fiscaux. Sans parler de régime fiscal préférentiel qui fourmille au sein même de l’UE : service financier en Irlande, centre de coordination et de service bancaire en Belgique, succursales financières alléchantes via les Pays-Bas, ou holdings au Luxembourg.

Et hélas ce ne sont pas les seuls points obscurs. La question de la préservation de notre environnement est un facteur crucial pour le bien-être des futures générations.

Avec un budget de 3 % l’EU ne se donnait pas les moyens de sa politique, à partir de maintenant ce sera encore moins ! En effet les mises en garde des ONG, des eurodéputés et de onze ministres de l’environnement n’y auront rien fait. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et son vice-président, a confirmé, mardi 16 décembre 2014, devant le Parlement européen, leur volonté de concentrer leur action en 2015 sur des propositions de loi relançant l’ emploi au détriment de l’environnement. Conséquence : Bruxelles retire de son programme de travail 83 projets de règlements et de directives, hérités de la Commission Barroso, dont les paquets législatifs sur la qualité de l’air et l’économie circulaire sont très attendus.

La Commission  a choisi de privilégier les intérêts privés de la frange la plus libérale  des milieux d’affaires européens « au mépris du bien – être des citoyens européens .

Si l’on parle agriculture, là encore il y aurait beaucoup à dire. Depuis 3 décennies une lutte permanente entre une agriculture basée sur un principe de durabilité et une agriculture intensive, mais peu regardante sur les conséquences à long terme . Là encore la pression permanente qu’exercent les lobbys agroalimentaires a des effets pernicieux. Il est temps que des choix clairs d’orientation politique tant par L’EU que les pays qui la compose soient réalisés, avec le concours des citoyens de chaque nation. Citoyens trop peu consultés sur les décisions qui le concernent.
Préparer l’avenir de l’Europe passe forcément par le respect de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Qui à pour souhait d’en faire un modèle universel en matière de défense des libertés et du droit

s’agissant d’un projet de société fondée sur les valeurs de l’humanisme, nous observons que cet idéal coïncide parfaitement avec le projet philosophique que défend notre article 1er et notre devise.

C’est dire combien le FM aura un rôle déterminant dans l’émergence du sentiment européen fondé sur ces valeurs. Toutefois, si le triptyque républicain fait globalement l’unanimité en Europe, il n’en va pas de même pour la laïcité et c’est dommage. Les événements douloureux de ces derniers jours sont là pour nous le rappeler.

Enfin,nous sommes persuadés que l’idée européenne se construira grâce à un système éducatif d’excellence. Il est donc souhaitable de généraliser l’harmonisation des programmes d’enseignement, la mise en place de programmes communautaires d’étude et de recherche . Recherche qui il faut ici le souligner ne bénéficie pas suffisamment de ressource financière de la part de L’EU : 1,7 % du budget global de celle-ci. Il nous faut favoriser les échanges entre pays, mobilité des élèves et mobilité des enseignants et surtout, il faut accélérer la mise en équivalence des diplômes et leurs reconnaissances mutuelles… Évidemment une langue officielle sera souhaitable, l’Anglais présente pour cela des aspects qui en imposeront son choix très certainement. Sans pour autant évidement empêcher les langues de chaque pays d’exister ainsi que les langues locales.

Enfin, nous croyons fermement à l’Europe de la culture et à l’Europe de la création. Ce sont les artistes et l’ensemble des ressources créatives qui vont réinventer notre monde en nous donnant du rêve. C’est par la culture qu’on parviendra à créer ce « melting-pot » européen qui fera notre identité de demain.

Alors, rêvons un court instant à ce que pourrait entre cette Europe « idéale » :

L’économie serait au service de l’homme : une banque centrale qui soit dépendante de l’état fédéral de façon à ce qu’il puisse infléchir la politique financière et donc économique. Séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt au service de l’économie réelle. Des profits partagés équitablement entre investisseurs producteurs et salariés.

Une Europe sociale avec un état qui aurait un rôle redistributeur pour éviter un trop grand écart entre les revenus. Un impôt réellement progressif. Une politique sociale, familiale, une politique de santé, une politique culturelle visant l’aide à la personne et son développement personnel en usant d’une administration simple et performante.

Bref l’idée européenne, c’est une idée en marche qui passera nécessairement

par la jeunesse, par les intellectuels et par des humanistes à condition de les rassembler et les entraîner autour d’une idée généreuse qui soit porteuse d’espérance.
Nous avons dit. République Malouine janvier 2015 commission à la question A aux loges 2014/2015